Médicaments contre la douleur et grossesse
Publié le | 11 novembre 2010 | Commentaires fermés
France, Danemark, Finlande
Inserm
Prendre des médicaments contre la douleur pendant la grossesse n’est pas sans risque
Plus de la moitié des femmes en Europe et aux États Unis déclarent prendre des antalgiques tels que le paracétamol, l’ibuprofène ou l’aspirine pendant leur grossesse.
Il est bien connu qu’une exposition à certaines substances, si elle se fait à un moment-clé de la grossesse peut avoir des incidences sur le développement du fœtus.
C’est pourquoi les chercheurs ont voulu savoir si de tels médicaments avaient de réelles conséquences chez les enfants dont les mères étaient consommatrices de ces substances.
Cette nouvelle étude suggère que les femmes danoises qui prennent des antalgiques pendant leur grossesse voient le risque de donner naissance à des garçons présentant une anomalie de l’appareil génital augmenter (absence de descente des testicules dans les bourses appelée cryptorchidie).
« Toutefois, ce risque existe au Danemark et dans la mesure où la prise de médicament s’étale sur au moins deux semaines consécutives. En outre, il est important de noter qu’il s’agit de la mise en évidence d’une association statistique pas de la preuve d’une relation de cause à effet. Enfin, ces résultats ne sont pas confortés par le suivi de la cohorte des femmes finlandaises » précise Bernard Jégou directeur de l’unité Inserm 625 « Groupe d’étude de la reproduction chez l’homme et les mammifères (GERHM) » à l’Université de Rennes.
Le second trimestre de grossesse apparait comme la période la plus délicate. Durant cette période, la prise des anti-inflammatoires non-stéroïdiens aspirine ou ibuprofène augmente le risque chez le garçon de présenter une cryptorchidie à la naissance. Ce risque n’est pas identifié avec le paracétamol, qui n’est pas un anti-inflammatoire non stéroïdien. A ce stade, l’association démontrée ne signifie pas pour autant que la consommation d’antidouleur est la cause de la malformation retrouvée.
Communiqué de l’Inserm
Publication des chercheurs – Abstract – Human Reproduction

