Cancer du sein et pollution atmosphérique
Publié le | 6 novembre 2010 | Commentaires fermés
Canada
Université McGill et Université de Montréal
La pollution de l’air a déjà été associée à de multiples problèmes de santé. Une nouvelle étude d’avant-garde suggère que la pollution associée à la circulation routière pourrait augmenter chez les femmes le risque de souffrir d’une autre maladie mortelle. L’étude, menée par des chercheurs de l’Université McGill et de l’Université de Montréal établit un lien entre le risque de cancer du sein – la deuxième principale cause de décès lié au cancer chez la femme – et la pollution atmosphérique provenant des véhicules à moteur.
Les chercheurs ont abordé le problème en combinant des données de diverses études. Ils ont tout d’abord utilisé les résultats de leur étude menée en 2005 2006 afin de créer deux « cartes » de la pollution atmosphérique illustrant les niveaux de dioxyde d’azote (NO2), un sous-produit de la circulation automobile, dans diverses parties de la ville de Montréal en 1996 et 10 ans plus tôt, en 1986.
Ils ont ensuite ajouté à ces cartes de la pollution atmosphérique l’emplacement du domicile des femmes ayant reçu un diagnostic de cancer du sein et ayant participé à une étude menée en 1996 1997. Leurs résultats ont été surprenants : l’incidence de cancer du sein était nettement supérieure dans les zones où la pollution atmosphérique était plus élevée.
Une telle étude n’est pas à l’abri d’erreurs inconnues. Bien que les chercheurs aient tenté de tenir compte le plus possible de celles-ci, certaines incertitudes persistent.
Communiqué de l’Université McGill
Publication des chercheurs – Abstract – Environnemental Health Perspectives

