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Changements biologiques et dépression nerveuse

Publié le | 16 décembre 2010 | Commentaires fermés

Suède
Université de Lund

Biological changes in suicidal patients

Un groupe de recherche de l’Université de Lund vient d’avancer une nouvelle hypothèse concernant les causes de la dépression.

À ce jour l’opinion la plus répandue est que les sujets dépressifs et suicidaires souffrent d’un déficit de sérotonine* et de noradrénaline** .

C’est en étudiant des personnes suicidaires que l’équipe suédoise a constaté chez ces patients un taux anormalement élevé de cytokines dans le liquide céphalo-rachidien, une substance indiquant la présence d’une inflammation du cerveau. L’équipe dirigée par le professeur Lena Brundin voit dans cette inflammation le facteur déclenchant de la dépression.
« Nous croyons que l’inflammation est la première étape dans le développement de la dépression et que cela se répercute sur la sérotonine et de la noradrénaline », dit Daniel Lindqvist qui vient de rédiger une thèse sur le sujet.

Le groupe de recherche à la Division de psychiatrie de Lund se prépare maintenant à vérifier cette théorie. Certains patients déprimés dont ils ont la charge seront traités avec des médicaments anti-inflammatoires dans l’espoir que leurs symptômes soient réduits.
Les chercheurs pensent  que la cause de l’inflammation qui déclenche le processus peut être très variable : complication d’une grippe, maladie auto-immunes tels des rhumatismes, ou une allergie grave. Une certaine vulnérabilité génétique, est aussi probablement nécessaire.

D’autre part les chercheurs de Lund ont découvert que les patients souffrant de dépression et d’une intention sérieuse de se suicider avaient de faibles taux  de cortisol dans le sang et la salive. Le cortisol étant, entre autres, un régulateur du stress, cette constatation pourrait signifier que la souffrance psychique conduit à une rupture  dans le système de régulation du stress et à une moindre production de cortisol.

Il serait donc facile, par une simple analyse de sang ou de salive de mesurer la profondeur d’une dépression et de prévenir les risques de suicide.

Cette étude fait l’objet d’une thèse qui a été soutenue par Daniel Lindqvist le 11 décembre 2010.

*un neurotransmetteur impliqué dans la régulation thermique, les comportements alimentaires et sexuels, le cycle veille-sommeil, la douleur, l’anxiété…

**un neurotransmetteur qui joue un rôle dans l’attention, les émotions, le sommeil, le rêve et l’apprentissage…

Pour en savoir plus :
Communiqué de l’Université de Lund

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