Dépression nerveuse : vers de nouveaux médicaments
Publié le | 1 décembre 2010 | Commentaires fermés
Canada
Université de Toronto
Neurological protein may hold the key to new treatments for depression
Les spécialistes des neurosciences à l’Université de Toronto et le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) ont mis au point une protéine qui pourrait-être un nouveau type de traitement hautement ciblé pour la dépression avec de faibles effets secondaires.
Au départ la découverte que le couplage entre deux récepteurs de la dopamine était significativement plus élevé dans le cerveau des personnes atteint de dépression majeure.
À partir de cette découverte, les chercheurs ont tenté de trouver un moyen de perturber le couplage entre les deux récepteurs, avec l’espoir de déclencher un effet antidépresseur.
Ils ont commencé par analyser un mécanisme de signalisation spécifique de la dopamine, le complexe des récepteurs D1 et D2, afin d’identifier l’endroit où ils se lient. Puis ils ont mis au point une protéine capable de perturber la liaison des deux récepteurs. La protéine a ensuite été testée sur des modèles animaux afin d’en comparer les effets avec ceux des médicaments antidépresseurs existants.
Les résultats ont été aussi bons qu’avec des antidépresseurs classiques. Cette voie ouvre la possibilité de concevoir une nouvelle classe de médicaments qui pourraient fonctionner chez des patients pour qui les antidépresseurs classiques sont sans effet ou qui n’en supportent pas les effets secondaires.
Pour en savoir plus :
Communiqué de l’Université de Toronto
Communication des chercheurs – Brief communication – Nature Medicine

