Paludisme : l’amidon « modifié » pour vaccination ?
Publié le | 17 décembre 2010 | Commentaires fermés
France
CNRS
Selon l’OMS, le paludisme, ou malaria, touche 300 à 500 millions de personnes dans le monde, et en tue plus d’un million par an, dont la majorité sont des jeunes enfants. On observe de plus en plus de moustiques porteurs de la maladie résistant aux insecticides et de parasites résistant aux traitements.
Dans ce contexte, développer un vaccin qui réduise les symptômes et la mortalité serait un vrai outil de lutte contre le paludisme. Pour les chercheurs, l’objectif est de tester l’efficacité de candidats vaccinaux parmi les protéines qui permettent au parasite de pénétrer dans les cellules hôtes et de les infecter, puis de développer la meilleure stratégie vaccinale pour les administrer.
Des chercheurs du Centre d’infection et d’immunité de Lille CNRS/Inserm/Institut Pasteur de Lille/Universités Lille 1 et 2 et de l’Unité de glycobiologie structurale et fonctionnelle CNRS/Université Lille 1 ont développé une nouvelle stratégie vaccinale antipaludique par ingestion d’amidon génétiquement modifié. Ils ont utilisé comme candidats vaccinaux des antigènes ayant déjà démontré leur efficacité lors de vaccinations « classiques ». Ils ont fusionné ces antigènes à une enzyme d’un grain d’amidon d’une algue verte.
Ces grains ont été ingérés par des souris à qui l’on a inoculé le parasite. Les chercheurs ont montré qu’elles avaient été vaccinées par les grains d’amidon et qu’ils les protégeaient de manière significative contre l’infection.
Pour en savoir plus :
Communiqué du CNRS
Publication des chercheurs – Article de recherche – PLoS one

