Un test pour prédire l’évolution de cancers du sein
Publié le | 28 janvier 2011 | Commentaires fermés
Canada – USA
Université McGill – Université de Californie à San Diego
Des chercheurs du Centre de recherche sur le cancer Rosalind et Morris Goodman de l’Université McGill, de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, de l’Institut de recherche sur le cancer Dana-Farber et de l’École de médecine de l’Université Harvard ont découvert une signature génétique pouvant évaluer de manière précise les personnes atteintes d’un cancer du sein susceptibles de faire une rechute, permettant ainsi à celles dont ce n’est pas le cas d’éviter de se soumettre à un traitement non nécessaire.
Depuis des années, les cliniciens sont appelés à relever le défi associé au traitement du cancer du sein : une maladie qui ne peut être traitée par le biais d’une approche unique. Bien que certains cancers répondent à un traitement spécifique, cela n’est pas le cas de toutes les formes de cette maladie.
Près de 50 pour cent des personnes atteintes d’un cancer du sein font partie d’un groupe à faible risque. Pour la majorité de ces patientes, aucun autre traitement ne serait nécessaire après l’ablation chirurgicale de la tumeur, alors qu’une faible minorité de ces patientes devrait recevoir des traitements additionnels.
« Étant donné que de nombreux traitements entraînent des complications à court et long terme – dont la ménopause prématurée, la cardiotoxicité et le développement d’un cancer secondaire – il est important de comparer les risques aux avantages potentiels pour chaque cas. En étudiant les données recueillies à la suite de notre test, les oncologues seraient en mesure de mieux identifier les patientes qui devraient recevoir des traitements additionnels et en même temps d’épargner celles qui ne tireraient pas d’avantages de ces traitements », explique le professeur et coauteur de l’étude Alain Nepveu.
Les chercheurs pensent qu’il faudra encore 5 ans de travaux avant de commercialiser le test et de l’incorporer au sein des procédures diagnostiques.
Pour en savoir plus :
Communiqué de l’Université McGill
Publication des chercheurs – Abstract – PNAS

