Vers un outil de surveillance de la maladie de Crohn
Publié le | 30 janvier 2011 | Commentaires fermés
Europe – Allemagne, Pays-Bas, Suisse, Royaume-Uni
Commission européenne – CORDIS – Programme VIGOR++
Plus d’un million de personnes en Europe sont atteintes d’une maladie intestinale inflammatoire (IBD, de l’anglais inflammatory bowel disease), un terme qui rassemble un groupe de maladies entraînant une inflammation des intestins. La maladie de Crohn, qui touche quelque 700 000 Européens, en fait partie.
Déterminer le type de traitement dont a besoin une personne atteinte de la maladie de Crohn est un élément crucial. La plupart des patients sont soumis à une coloscopie et à une analyse d’échantillons de biopsie.
Cette méthode est particulièrement invasive, provoque beaucoup de stress chez les patients et, les résultats peuvent ne pas être concluants.
Menés par l’Université de Technologie de Delft aux Pays-Bas, les partenaires VIGOR++ estiment que leur approche innovante conduira à pratiquer à l’avenir des examens moins invasifs.
Aujourd’hui l’utilisation des techniques d’imagerie par résonance magnétique (IRM) comme alternative pour surveiller la progression de la maladie et déterminer la façon dont les patients réagissent au traitement est plus confortable mais, l’évaluation des images IRM n’est pas très objective.
Les partenaires de VIGOR++ s’attachent à mettre en place des techniques d’évaluation IRM qui permettront de suivre avec fiabilité l’évolution de la maladie de Crohn chez un patient.
« Les images IRM permettent de mesurer l’épaisseur de la paroi intestinale, le degré de vascularisation et de distinguer les diverses couches de l’intestin. Autant d’indicateurs de l’ampleur de l’activité de maladie de Crohn.»
VIGOR++ qui va travailler sur l’interprétation de multiples images, devrait permettre d’offrir au monde médical une méthode objective, quantitative pour l’évaluation des images IRM obtenues sur des patients atteints de la maladie de Crohn.
Pour en savoir plus :
Communiqué de la Commission européenne – CORDIS
Communiqué de l’Université de technologie de Delft

