La vulnérabilité des bébés nés de mères séropositives
Publié le | 9 février 2011 | Commentaires fermés
Royaume-Uni – Afrique du Sud
Imperial College London
En utilisant des médicaments antirétroviraux, les grands programmes ont permis de réduire le taux de transmission mère-enfant du VIH de 20 à 30 % à environ 5 % dans certaines régions d’Afrique du Sud et à moins de 1 % dans les pays développés.
Toutefois, en Afrique, les nourrissons non infectés par le VIH nés de mères infectées sont plus sujets aux maladies comme la pneumonie et la méningite, et sont jusqu’à quatre fois plus susceptibles de mourir avant leur premier anniversaire, par rapport à des enfants nés de mères non porteuses du VIH.
La nouvelle étude, effectuée par des scientifiques de l’Imperial College de Londres et de l’Université de Stellenbosch en Afrique du Sud, a constaté que les bébés nés de mères infectées par le VIH avaient à la naissance des niveaux significativement plus faible d’anticorps dirigés contre une gamme d’infections bactériennes comme la méningite, la coqueluche, le tétanos…
Les anticorps étant transférés de la mère à l’enfant par le placenta en fin de grossesse, il s’avère que les mères vivant avec le VIH ont moins d’anticorps spécifiques à ces maladies et donc que le transfert est plus faible.
En dépit de ce déficit d’anticorps à la naissance, les bébés ayant participé à l’étude ont bien répondu aux vaccinations. Ce qui en soit est une bonne nouvelle et va dans le sens d’une pratique systématique des vaccinations au plus tôt, ou même en vaccinant la mère pendant la grossesse.
Pour en savoir plus :
Communiqué de l’Imperial College de Londres
Publication des chercheurs – Abstract – The Journal of the American Medical Association

