Relation entre ADN et obésité
Publié le | 26 février 2011 | Commentaires fermés
Europe – Royaume-Uni
Imperial College Londres
Commission européenne – CORDIS – Projet ENGAGE
D’après une étude financée par l’UE, environ 7 personnes sur 1000 atteintes d’une forme d’obésité morbide sont dépourvues d’une section d’ADN qui contient environ 30 gènes.
Les auteurs, de l’Imperial College London au Royaume-Uni et de 10 autres centres de recherche européens, suggèrent que le fragment d’ADN manquant pourrait avoir un effet désastreux sur le poids des personnes touchées.
Cette étude est la première à démontrer clairement que l’obésité peut être causée par une variation génétique rare. Les chercheurs ne connaissent pas encore la fonction des gènes manquants, mais des recherches antérieures laissent penser que certains d’entre eux pourraient être associés à des retards de développement, à l’autisme et à la schizophrénie.
Les chercheurs pensent qu’il pourrait exister d’autres délétions ou mutations génétiques, en plus de celles identifiées aujourd’hui, augmentant le risque d’obésité chez certaines personnes. Leur objectif est d’utiliser ces dernières recherches en vue de développer des tests pour trouver le meilleur traitement à prescrire aux personnes souffrant d’obésité morbide ayant une section manquante d’ADN ou un ADN muté.
Pour les chercheurs, il est de plus en plus évident que la prise de poids observée chez certains sujets atteints d’obésité morbide est liée à une cause génétique sous-jacente. Identifier ces personnes par des tests génétiques nous permettrait de leur offrir une prise en charge et des interventions médicales appropriées, comme une chirurgie digestive, pour améliorer leur santé à long terme.
Pour en savoir plus :
Communiqué de la Commission européenne – CORDIS
Publication des chercheurs – Letter – Nature

