Cancer : des mutateurs de l’ADN humain identifiés
Publié le | 9 mars 2011 | Commentaires fermés
France
Institut Pasteur – CNRS – INSERM
Une protéine dont la fonction habituelle est de lutter contre les virus, pourrait sous certaines conditions s’attaquer à l’ADN de sa propre cellule et générer des cancers.
Des chercheurs de l’unité de Rétrovirologie moléculaire de l’Institut Pasteur et du CNRS, et leurs collaborateurs de l’Inserm ont mis en évidence un nouveau rôle pour une protéine (APOBEC3A ) chargée de bloquer la réplication virale en cas d’infection. Les équipes ont montré que cette protéine peut induire des mutations de l’ADN de sa propre cellule.
Les chercheurs ont montré que sous certaines conditions cellulaires, APOBEC3A dirige son activité mutagène contre l’ADN nucléaire et mitochondrial de sa propre cellule. Sachant que l’ADN mitochondrial est impliqué de façon directe dans l’apoptose, la mort programmée de la cellule, la mise en évidence de cette nouvelle cible pour APOBEC3A permet de l’impliquer dans ce phénomène.
De plus, des analyses plus approfondies avaient déjà montré que les mutations observées le plus fréquemment dans les cellules cancéreuses portent la même signature que celles effectuées par l’APOBEC3A sur l’ADN nucléaire. Ceci indique l’implication éventuelle de cette protéine dans les mécanismes liés à la genèse des cancers.Ces travaux pourraient ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques pour la mise au point de molécules capables de bloquer ce puissant mutateur de l’ADN humain.
Pour en savoir plus :
Communiqué du CNRS
Publication des chercheurs – Abstract – PNAS

