Des moteurs moléculaires pour suppléer les muscles
Publié le | 4 mars 2011 | Commentaires fermés
France
CNRS – Université de Bordeaux
Les organismes vivants ont largement recours à des moteurs moléculaires pour remplir certaines de leurs fonctions vitales comme stocker l’énergie, permettre le transport cellulaire ou même se propulser dans le cas des bactéries.
Les agencements moléculaires de ces moteurs étant extrêmement complexes, les scientifiques cherchent à créer leurs propres versions, plus simples. Le moteur développé par l’équipe internationale emmenée par Ivan Huc, chercheur CNRS au sein de l’Unité « Chimie et biologie des membranes et des nanoobjets » CNRS/Université de Bordeaux, est un « piston moléculaire ». Comme un véritable piston, il est constitué d’un axe sur lequel glisse une pièce mobile, à la différence près que l’axe et la pièce ne mesurent que quelques nanomètres de long.
Ce dispositif offre un avantage essentiel par rapport aux pistons moléculaires déjà existants : l’auto-assemblage. Le nouveau piston se construit tout seul.
En permettant une fabrication à grande échelle du piston moléculaire, cette faculté d’auto-assemblage laisse espérer voir fleurir rapidement des applications. Les domaines concernés sont variés : biophysique, électronique, chimie… En greffant bout à bout plusieurs pistons, on pourrait, par exemple, réaliser une version simplifiée d’un muscle artificiel, capable de se contracter sur commande.
Pour en savoir plus :
Communiqué du CNRS
Publication des chercheurs – Abstract – Science

