Les antigrippaux néfastes pour l’environnement
Publié le | 6 mars 2011 | Commentaires fermés
Europe – Royaume-Uni
Centre for Ecology & Hydrology
Nombre des médicaments utilisés pour prévenir ou traiter la grippe restent actifs lorsqu’ils pénètrent les systèmes d’eaux usées, et dans le cas d’une épidémie, d’énormes quantités de ces substances se dirigeraient vers les stations d’épuration des eaux usées. La question est de savoir si les centrales pourront y résister.
Dans un étude récente des chercheurs ont étudié les quantités d’antiviraux et d’antibiotiques qui se retrouveraient dans nos eaux usées lors d’une épidémie de grippe H1N1.
Selon l’importance de l’épidémie, des concentrations élevées d’antiviraux et d’antibiotiques pourraient affecter les micro-organismes utilisés dans les stations d’épuration pour éliminer les nutriments non désirés des eaux usées, en inhibant leur croissance et en réduisant l’efficacité de la station. En théorie, les eaux usées insuffisamment traitées pourraient pénétrer les cours d’eau récepteurs.
Les résultats de l’équipe indiquent que les implications écotoxicologiques d’une pandémie bénigne seraient négligeables. Une épidémie modérée ou grave pourrait poser, quant à elle, d’importants problèmes environnementaux.
L’auteur principal, Andrew Singer du Centre for Ecology & Hydrology au Royaume-Uni, met en avant une seconde considération: «La libération étendue potentielle d’antiviraux et d’antibiotiques dans l’environnement pourrait accélérer le développement de pathogènes résistants avec des implications sur la santé humaine pendant et probablement après la fin officielle de la pandémie.»
Dans le cas d’une pandémie, les vaccins contre la grippe pourraient considérablement réduire les risques sur la santé et la charge potentielle pour la société; ils limiteraient également tout dégât sur l’environnement.
Pour en savoir plus :
Communiqué de la Commission européenne – CORDIS
Publication des chercheurs – Abstract et Full Text (pdf) – Environnemental Health Perspectives

