Transmission du SIDA et sécrétions génitales
Publié le | 21 avril 2011 | Commentaires fermés
USA
Université de Washington – Seattle
Amount of AIDS virus in genital secretions predicts risk of heterosexual transmission
Des concentrations plus élevées du virus du sida dans les sécrétions génitales représentent un risque accru de transmission du virus entre les couples de sexe opposé. L’effet est indépendant de la concentration sanguine du virus.
Il s’agit de la première étude à évaluer directement la relation entre les concentrations génitale du virus VIH-1 et le risque de transmission hétérosexuelle.
Les chercheurs ont démontré que des niveaux élevés de VIH dans les prélèvements de mucus col de l’utérus pour une femme ou dans le sperme pour un homme prédit un risque élevé de transmission du VIH à un partenaire du sexe opposé.
Ces résultats valident plus de 20 années de recherche et des dizaines d’études. Les résultats de l’étude offrent une plus grande compréhension de la biologie de l’infection à VIH. Pour les chercheurs, « Comprendre la relation entre la reproduction du virus dans les organes génitaux et le risque de sa transmission à d’autres est essentielle pour comprendre les mécanismes biologiques de la propagation du virus d’une personne à une autre pendant l’acte sexuel ».
Ces résultats auront un impact sur les futures recherches afin d’évaluer dans quelle mesure les thérapies permettent de réduire les niveaux de VIH dans les sécrétions génitales.
Actuellement, il n’existe aucun test clinique permettant de mesurer les concentrations du virus au niveau des organes génitaux afin d’évaluer le degré d’infectiosité.
Pour en savoir plus :
Communiqué de l’Université de Washington
Publication des chercheurs – Abstract – Science Translational Medicine

