Cancer du sein : une nouvelle cible pour ralentir sa progression
Publié le | 13 novembre 2011 | Commentaires fermés
Canada
Université McGill
Une nouvelle cible permettant de ralentir la progression du cancer du sein et le développement des métastases vient dêtre identifiée par une équipe de chercheurs dirigée par le Dr Richard Kremer de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill IR-CUSM.
Les complications rencontrées par les patientes atteintes de cancer du sein sont généralement dues à la propagation des tumeurs sous forme de métastases vers d’autres parties du corps, plus particulièrement les os et les poumons. Ces découvertes suggèrent qu’une protéine spécifique jouerait un rôle clé dans la progression de la maladie en dehors de la tumeur initiale. Les chercheurs ont montré que cette nouvelle cible, connue sous le nom de « protéine apparentée à l’hormone parathyroïdienne » PTHrP, et présente en grande quantité chez les patients atteints de cancer, est impliquée dans les principaux stades du cancer sein : son apparition, sa progression et la proliferation des métastases.
Afin de mieux comprendre le rôle joué par la PTHrP dans le développement du cancer, les chercheurs ont décidé de bloquer la production de la protéine dans les cellules cancéreuses du sein. Ils ont ensuite regardé comment la tumeur progressait et noté une réduction de 80 à 90% de la croissance de la tumeur. Pour les chercheurs : « La suppression de cette protéine dans le sein et dans les tumeurs cancéreuses permet de bloquer non seulement la croissance des tumeurs, mais également leur propagation aux différents organes. »
Dans l’optique de pouvoir utiliser cette même technique chez les patients, le Dr Kremer et son équipe ont développé un anticorps monoclonal contre la PHTrP, c’est-à-dire une molécule qui imite les anticorps produits par le système immunitaire de notre corps. Ils ont été capables de bloquer la croissance des cellules humaines cancéreuses du sein transplantées dans des modèles animaux et la progression des métastases; préparant le terrain pour des essais cliniques dans un futur proche.
« Cela ouvre la voie à de nouveaux traitements pour les patients atteints dun type de cancer plus agressif qui ne réagissent pas au traitement habituel », explique le Dr Kremer. « « Il y a, là, un potentiel pour mieux traiter la maladie et améliorer la qualité de vie de nombreux patients. »
Pour en savoir plus :
Communiqué de l’Université McGill
Publication des chercheurs – Article de recherche - Journal of Clinical Investigation

